mercredi 10 juin 2009

MAUDIT DISCO !

Pour la télévision ça va. Je ne me fais pas prendre. Je ne regarde pas les "soap" américains ou les téléromans québécois. Lorsque vous en avez déjà vu un, vous les avez tous vus. Vous savez que la belle poupoune qui crève l'écran finira pas tromper tout le monde en couchant même avec le beau mâle qui tout le long des longs épisodes insipides s'était pourtant toujours refusé à elle. Et, je vous le donne en mille, les deux amants découvriront soudainement qu'ils sont frère et soeur...

Non, c'est la radio qui me piège plus souvent. Je l'écoute surtout pour connaître les dernières nouvelles. Mais c'est une fois le bulletin terminé que ça se gâte. J'imagine toujours que je vais entendre de la bonne musique à quelque part. Et je change de poste, et je cherche, et je rechange de stations dix fois avant de revenir deux trois fois sur celles que j'ai déjà visitées. Peine perdue, je me heurte continuellement sur de la radio de baby boomers : LES DAMNÉS ANCIENS SUCCÈS DISCO. De la nostalgie et encore de la nostalgie. Des tounes, toujours les mêmes, qui semblent enregistrées sur cassettes et que l'on reprogramme sans cesse comme des robots.

Il y a bien quelques postes qui diffusent du heavy metal mais ça m'assomme autant que le disco. Tout ce que je voudrais c'est me mettre à jour. Connaître le son nouveau. Savoir où est rendu la musique en 2009. C'est un vieux réflexe d'il y a vingt ans lorsque c'était encore possible "d'ouvrir" la radio et d'être instantanément branché sur les "hits" contemporains. Vous me direz que je n'ai qu'à me procurer un appareil qui peut capter plus de postes à travers le monde et que je pourrais sûrement en trouver un qui m'intéresse. Ou bien d'aller sur le web pour enregistrer la musique qui me plaît. C'est d'ailleurs ce que je me résous à faire ces temps-ci.

Mais mon vieux radio est là, à portée de la main et je le mets à "ON" d'un geste routinier, résultat d'un reflexe machinal. Et je cherche, et je cherche sans trouver, une chanson, par pitié, rien qu'une qui pourrait être agréable à mes oreilles. Pas une toune de Grease, pas Dick Rivers ou Adamo, juste un artiste populaire d'aujourd'hui. Un gros vendeur, quelque chose de "hot" quoi ! L'autre jour, je l'ai ENFIN trouvé ! C'était parmi les succès de l'heure. Ça venait d'être déclaré disque d'or ou quelque chose du genre. C'était Sylvain Cossette et ses reprises des années '70 et Ima avec son deuxième album de reprises du genre vieux succès de Véronique Samson !

D'un geste rageur j'ai failli me fracturer un doigt en actionnant l'interrupteur de mon poste de radio. Je venais encore de me faire avoir... Décidément, la radio est faite par et pour les baby boomers, ceux qui, parce qu'ils sont plus nombreux et ont plus d'argent, ont tous les droits et font du "chantage" auprès des commanditaires qui font sonner la caisse des radio-diffuseurs...

vendredi 5 juin 2009

TRIPLES IDIOTS !


Le Mont Everest est la plus haute montagne...de vidanges au monde. Depuis que les premiers Européens y ont mis les pieds, dans les années 1920, cinquante tonnes de déchets et de débris se sont accumulés le long des pentes du toît de la planète terre. On trouve de tout : des excréments, des cadavres, des bombonnes d'oxygène, des contenants de carburant, des tentes, des bouteilles, du matériel ou de l'outillage d'alpinisme, des sacs de toile ou de plastique, des cannettes de métal, etc.


Et ça c'est sans compter les centaines de tonnes de détritus polluants laissés par les milliers de touristes qui se rendent près du site à chaque année. Chaque fois que l'on célèbre l'ascension de l'Everest par un "héros", je trouve ça tellement stupide ! Dans mon esprit, c'est plutôt un triple idiot. Que voulait-il prouver en se rendant au sommet d'un pic de glace, en laissant sa merde sur les lieux ? Pourquoi risquer sa vie pour ça ? On a déjà posé cette question à un de ceux qui a échoué à quelques reprises dans ses tentatives de "vaincre" la fameuse montagne. Cet homme, George Mallory, a d'ailleurs payé de sa vie son dernier assaut. Cet individu répondait toujours qu'il voulait escalader l'Everest parce que : "il est là". Eh bien, il est toujours là mais lui, le pauvre crétin, ne l'est plus puisqu'on a retrouvé sa dépouille mortelle 75 ans plus tard, parmi les déchets qui encombrent les parois des sommets. Et dire que pour les populations environnantes ces montagnes sont sacrées et que les escalader équivaut à un sacrilège...

Celui qui a vaincu le premier l'inaccessible sommet en 1953, Sir Edmund Hillary, s'est fait une gloire en disant après son exploit : "On se l'est fait le salaud" ("well, we knocked the bastard off !"). À voir l'héritage de pollution légué par Hillary et sa suite, on se demande qui est vraiment le salaud !

Pourquoi les violeurs de l'Everest sont des triples idiots ?

  1. Ils s'exposent inutilement à la mort (plus de 200 décès depuis le début des escalades) ou a des blessures dont ils garderont des séquelles permanentes qui priveront leurs proches d'un être cher;
  2. Par orgueil, pour se "dépasser", ils polluent un lieu sacré, unique, jadis d'une beauté vierge, qui n'a pas besoin d'eux et de leur trip égoïste de conquête;
  3. Ils gaspillent temps, énergies, argent pour un objectif vain alors qu'ils pourraient employer ces ressources pour servir des causes plus nobles et plus essentielles.

Si ces insensés ont tant la bougeotte et veulent se "dépasser", qu'ils fassent du saut en hauteur ou en longueur, du parapente, du bénévolat. À la rigueur, ils peuvent aussi prendre du viagra et faire "grimper" leur partenaire sexuel au 7e ciel, bien plus haut que l'Everest ! En plus, comme a dit Chesterton :

«De la vallée, on voit de grandes choses. Du sommet du pic, on n'en voit que des petites.»

Comme des cannettes, des bouteilles et des sacs abandonnés...


jeudi 4 juin 2009

FAUT QUE ÇA SORTE, SAPRISTI !

Est-ce de la colère ? Pas tant que ça. Je ne sens pas que c'est un péché ou de la maladie mentale...
Est-ce de la frustration ? Non puisque je ne peux rien y faire...
Je dirais qu'il s'agit plutôt d'exaspération, d'un écoeurement soudain qui se manifeste par une courte mais puissante saute d'humeur. Parfois ça produit l'effet contraire : ça me désarçonne et ça m'abat pendant quelques instants. La plupart du temps, il me suffit de tourner la page du journal pour passer rapidement à une autre nouvelle; de changer de poste de radio ou de télévision; de m'éloigner de ce qui m'irrite, me choque ou m'assomme.

Ça fait longtemps que je me répète qu'il faut toujours prendre ça "COOL" peu importe la situation, les gens ou les choses. Mais voilà, malheureusement, ce n'est pas dans ma nature de faire semblant que tout est beau, de me boucher les oreilles pour ne pas entendre, de regarder ailleurs ou d'ignorer ce qui vient de se produire et qui m'énerve.

La stupidité me tombe sur les rognons, la bêtise me tape sur les nerfs, la connerie me déconcerte. Dans les pires cas, heureusement rares, mon cerveau se cabre, la vapeur me sort par les oreilles, je ne respire plus par le nez et le sang me fouette les veines.

Très mauvais pour la santé, direz-vous. Je ne le sais que trop, mais c'est plus fort que moi. Pas au point d'être dépressif et de ne pas me rendre compte un peu plus tard que ce qui avait soulevé mon ire était, au fond, une niaiserie ou un état de fait qui peut très bien être jugé autrement par une personne différente. Oui, il faut prendre les circonstances de la vie avec philosophie, en sachant que tout est relatif. Je ne suis pas dépourvu du sens de l'humour. Mais on m'a souvent fait remarquer que le mien était passablement cinglant !

Peu importe, je pense que l'un des meilleurs moyens d'évacuer mes excès d'impatience ou d'exorciser mes petits démons est peut-être de les ventiler par le biais d'un blogue. Cela portera parfois à rire mais plus fréquemment à réfléchir. Mieux vaut se défouler que de refouler. C'est libérateur. Libre à vous de le faire avec moi ou d'être des spectateurs amusés de mes indignations, de mes remarques pétillantes et de mes coups de gueule...

«Comme si toute l'impatience du monde trouvait dans le vent sa résolution», Maryline Desbiolles, extrait de ANCHISE.