vendredi 3 juillet 2026

PATRICK BRUEL ENFIN COINCÉ PAR LA JUSTICE FRANÇAISE POUR VIOLS ET INCONDUITES SEXUELLES ?



On peut le dire sans mauvais jeu de mots, la superstar Patrick Bruel, icône de la pop culture francophone, se retrouve dans de beaux draps !  Hier, trois nouvelles plaintes sont venues alourdir son dossier déjà bien chargé : deux pour viol et une pour agression sexuelle sur mineure.

Au total, on compte désormais une trentaine d’accusations ou d’allégations de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel visant le chanteur et acteur de 67 ans.

Les poursuites judiciaires de ce genre continuent de s'accumuler, et on se demande bien quand elles finiront par s'arrêter.  La vedette, originaire de Tlemcen, en Algérie française, continue d’affirmer son innocence, assurant n’avoir jamais contraint qui que ce soit à avoir une relation intime avec lui.
 


Il bénéficie de la présomption d'innocence et pourra éviter la prison s’il respecte les conditions de sa remise en liberté, après avoir été mis en examen et placé en garde à vue pendant 48 heures à Nanterre, le 10 juin dernier, dans le cadre de quatre procédures distinctes.

L'interprète de «Casser la voix», figure incontournable de la variété française depuis quatre décennies, traverse la crise la plus grave de sa vie, en faisant face à une onde de choc judiciaire et médiatique sans précédent.

L’affaire a pris une tournure sans précédent après la publication d’une enquête fouillée par le journal d’investigation MEDIAPART. Cet article a servi de déclencheur, incitant plusieurs femmes à témoigner. Parmi elles, l’animatrice Flavie Flament (photo ci-dessous) affirme avoir été violée par Bruel alors qu’elle n’avait que 16 ans.
  


Les faits reprochés couvrent une période d’environ trente ans, de 1992 à 2019.

Bruel est placé sous un contrôle judiciaire strict, avec interdiction de quitter la France, obligation de suivre un traitement psychologique, interdiction de contacter les victimes ou de fréquenter certains lieux, et doit verser une caution de 500 000 euros.

Il faut rappeler qu’une plainte, une enquête ou un témoignage ne signifient pas forcément une condamnation.   La justice doit vérifier si des faits ont eu lieu, s'ils correspondent à des infractions et s'ils entrent dans le cadre du Code pénal. Un procès n’a lieu que si la justice décide de donner suite après examen.

Les répercussions de ces accusations sur ses activités professionnelles ont été immédiates.  Tous ses concerts et ses représentations théâtrales ont été annulés en France, en Suisse, en Belgique et au Québec.  Mais d’après la justice, il pourrait en théorie poursuivre sa carrière.


Les réactions de ses pairs du milieu artistique ne se sont pas fait attendre. Si le chanteur Dave et quelques autres personnalités publiques ont exprimé un soutien isolé, de nombreuses artistes féminines, comme Olivia Ruiz, Lio, Santa, Zazie, Pomme ou encore l’humoriste Anne Roumanoff, ont manifesté leur vive émotion et leur stupéfaction face à la nature des révélations.

Une pétition réunissant des centaines de signatures a demandé l’annulation des concerts et de la tournée de Patrick Bruel. La plupart des chanteuses et actrices ayant réagi à cette affaire ont exprimé leur soutien aux victimes présumées.

Certaines ont souligné que la réputation de Bruel en matière de violences faites aux femmes était largement connue et que son arrestation pour ces motifs avait déjà trop tardé.  On aurait dû briser depuis longtemps le silence autour de ces comportements amoraux.
  

Dans certains cercles, notamment chez les agentes de bord d’Air France, on avait prévenu les travailleuses de la dangerosité et de l’insistance lourde de Bruel en matière de harcèlement sexuel.

Dans les médias ou dans le milieu artistique, on avertissait souvent les femmes de ne pas se retrouver seules avec lui.

Au Québec, une journaliste ayant souhaité rester anonyme a raconté à la revue ELLE avoir subi une agression sexuelle de la part de Patrick Bruel en avril 2017, après une entrevue dans une chambre d’hôtel.  Il l'aurait serrée contre lui et embrassée de force malgré ses refus répétés.



La chanteuse québécoise Safia Nolin (photo ci-dessus) a fréquemment dénoncé Bruel pour ses inconduites sexuelles, notamment lorsqu’il a été invité à Star Académie en février 2022.

Nolin avait essuyé de vives critiques de la part de chroniqueurs comme Sophie Durocher et son conjoint Richard Martineau, qui lui reprochaient de ne pas respecter la présomption d’innocence.  Safia a également dû faire face aux attaques des fans de Bruel sur les réseaux sociaux.

Aujourd'hui, après les accusations portées le mois dernier contre la star française, Safia Nolin affirme qu'elle a eu raison de le dénoncer et de demander son exclusion des scènes artistiques au Québec.



Depuis #MeToo, elle estime plus que jamais qu’il est essentiel de ne pas rester silencieux face à ces comportements répréhensibles de célébrités ou d’hommes influents qui se pensent intouchables grâce à leur notoriété et leur pouvoir.

Safia Nolin considère que c'est son devoir de prendre position : «mon rôle c'est de dénoncer...parce qu'il y n'y a plus de médias qui font ça, il n'y a plus de médias qui sont vraiment à gauche, il n'y a plus de médias qui protègent les gens», soutient elle.

Elle accepte de payer le prix de ses dénonciations. En effet, à cause de ses coups de gueule, elle a été insultée, et les médias parlent bien plus de son engagement contre les injustices sociales que de sa carrière musicale.  Pour ma part, je tiens à mettre en avant son courage et ses engagements.



Les rebondissements de l'affaire Patrick Bruel et ses démêlés avec la justice sont compliqués et peuvent mener à différents dénouements.  Ça pourrait traîner aussi longtemps que cinq ans devant les tribunaux.  

Même s'il était jugé coupable, avec preuves à l'appui (ce qui ne sera pas facile) Bruel pourrait éviter la prison en raison de son âge, car pour les individus de 70 ans et plus, les peines de prison ne s'applique guère, en France, comme l'explique des experts dans la vidéo ci-dessous.

Pourrait-il être poursuivi au civil et contraint de verser des millions d’euros en dédommagement aux victimes ? C’est exactement ce qui s’est passé cette année au Québec dans l’affaire Gilbert Rozon, après une saga judiciaire de neuf ans liée à des accusations d’agressions sexuelles.




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vendredi 22 août 2025

LES BABY BOOMERS FACE À L'ÂGISME ET AU JEUNISME.



Dans nos sociétés occidentales, on assiste présentement à un important roulement des générations.  La génération des baby boomers a atteint l'âge de la retraite.  La génération précédente, celle de leurs parents, disparaît.  La génération suivante, celle de leurs enfants, occupe maintenant le pouvoir.  Et celle qui suivra cette dernière, ne sait pas trop où elle s'en va.

Tous ces gens font un drôle de portrait.  Il y a entre eux des tiraillements et des chevauchements parfois brutaux, accentués par le phénomène bruyant des réseaux sociaux, où on s'en donne à coeur joie, à coups de remarques cinglantes, de préjugés gratuits, de dénigrements, et d'exécutions sommaires.

La génération qui disparaît, c'est celle qui s'est enfoncée plus loin dans le quatrième âge, c'est-à-dire, qu'elle a dépassé les 85 ans.  Elle disparaît dans le silence, la résignation, dans la souffrance à la "judéo-chrétienne", dans une sorte de fatalisme.



Elle ne l'a pas eu facile.  Elle a été élevé à la dure, en devant se soumettre à des règles sévères, en respectant l'autorité, qui, dans leurs temps, était surtout religieuse.  On devait se contenter de peu.  Manger son pain noir.  Elle s'est sacrifiée pour la génération suivante, celle de leurs nombreux enfants, nés après la seconde guerre mondiale.

Eux, les baby boomers, ont connu la prospérité des années cinquante, pour faire ensuite la révolution tranquille.  Ils se targuent d'avoir bâti le pays, en oubliant leurs parents, qui, avant eux, avaient construit les fondations.

Certes, maintenant forts de leurs réalisations et des institutions qu'ils ont aidées à créer, ils peuvent prendre une retraite confortable et active.  Bien qu'ils soient âgés, ils refusent de se dire "vieux".  Certains ne veulent pas prendre leur retraite, habitués au pouvoir, et fiers de conserver leur position de contrôle et d'influence.



Pourtant, les plus jeunes les poussent parfois vers la sortie avec véhémence ou condescendance,  avec des "tasse-toi mon oncle", et en les traitant de "petit monsieur" ou de "petite madame" qui, à cause de l'âge et de l'usure, ne sont plus "dans le vent", et ne sont plus capables de fournir le rendement exigé au travail, ou de répondre aux normes sociales actuelles.

Mais les baby boomers ne sont pas du genre à se laisser ainsi intimider ou dire quoi faire. Ils refusent d'être discriminés à cause de leur âge, et de connaître le triste sort de leurs parents soumis, et mis à l'écart, avant eux.  Pour se défendre, ils vont invoquer ou recourir aux lois et aux droits qu'ils ont eux-mêmes établis, et mis en application, au cours des cinquante dernières années.

Bien sûr, ils ne réagissent pas tous de la même façon devant les attaques âgistes.  Les "jeunes vieux", ceux qui sont âgés entre 60 et 75 ans, ont beau jeu de protester et de se montrer forts devant ces attaques.



Mais les plus vieux, eux, sentent le vieillissement s'accélérer parce que les maux physiques et mentaux commencent à les affecter sérieusement, et à faire diminuer leur autonomie, et leurs forces.  Vieillir devient une maladie.

Ils finissent même par pratiquer l'autoâgisme, à reconnaître pour vraies les accusations de ceux qui les discriminent et les dénigrent en raison de leur âge.  Ils sombrent dans une sorte de honte et de dépression.  Ils se sentent inutiles, bons à rien.  Ils s'isolent parce qu'ils ne veulent pas montrer au monde que leurs facultés s'affaiblissent, que leur apparence physique se détériore.

Ils savent qu'ils vivent dans un monde dans lequel les apparences sont tellement importantes, et dans lequel la beauté rime avec jeunesse.



Les femmes trouvent cela encore plus dur que les hommes, elles pour qui la beauté et le pouvoir de séduire a toujours été au coeur de leur vie.  Vieillir est difficile, le corps se flétrit, telle une fleur qui se fane.  L'actrice et écrivaine Simone Signoret (photo ci-dessus) disait avec amertume : «les hommes mûrissent, moi je vieillis».

C'est d'ailleurs le lot des personnages publics, des artistes, des gens des médias, des milieux politiques, d'encaisser les remarques désobligeantes quand l'âge vient nuire à leur image.  Au contraire, leur grande expérience, leur sagesse, leurs compétences, leur savoir-faire, devraient être appréciés et respectés.

Comme l'écrivait si justement Félix Leclerc (photo ci-dessous): «Ce n'est pas parce que je suis un vieux pommier que je donne de vieilles pommes».



Et il ne faut pas mettre toutes les personnes âgées dans le même panier.  Il y a des questions de génétique et de mentalité à considérer.  Certaines personnes vieillissent moins, ou moins vite, que d'autres.  L'ancienne vedette Johnny Hallyday l'avait constaté : «Il y a des gens jeunes qui sont déjà vieux.  Il y a des gens plus âgés qui sont encore jeunes».

L'âgisme n'est pas à sens unique.  Son pendant est le jeunisme.  Je connais des personnes âgées qui ont des préjugés à l'égard des jeunes.  Ils les dévalorisent à cause de leur manque de politesse ou leur inexpérience.  Dans les commerces, chez le garagiste, ou dans les cliniques médicales, ils refuseront d'être servis par des jeunes, ou des débutants, parce qu'ils craignent d'être victimes de leur inexpérience, de leur manque de savoir-faire.

C'est le genre de personnes qui croient avoir le monopole de la vérité et qui vont sans cesse contredire les jeunes, qui faute d'avoir suffisamment vécu et expérimenté, croit sans savoir, comme disait Voltaire.  L'expérience ne s'achète pas, ajouteront-ils.  Ils blâmeront les jeunes d'être irrespectueux, irresponsables, mous, capricieux, et de ne pas savoir vivre.



Mais ils oublient que les temps changent, et les valeurs des jeunes aussi.  Vivre le rêve américain, passer son temps à travailler pour gagner toujours plus d'argent, et se payer du luxe, ce n'est plus tant l'idéal des jeunes d'aujourd'hui.  Vivre le moment présent, avoir du bon temps maintenant, au lieu de faire des plans d'avenir, voilà ce qui est davantage désirable pour eux.  

Au lieu de se chamailler, et de se critiquer négativement, jeunes et personnes âgées ne devraient-ils pas s'unir pour créer une société meilleure ? Les jeunes profitant de l'expérience des plus vieux, et les plus âgés, de l'énergie et des idées nouvelles de leurs benjamins.



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Avoir des passions, ça peut aider à rester jeune.  Moi, j'ai la passion du football américain.  Je l'entretiens sur mon blogue FOOTBALL MANIA AVEC HACKSAW.  Je viens de compléter mon analyse de chaque équipe de la Ligue Nationale de Football.  Je vous invite à profiter de mon expérience de "vieux" fan de la NFL : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/08/previsions-nfl-saison-2025-26-des-rams.html. 

mardi 11 mars 2025

LE SAVOIR-VIVRE EST EN BAISSE DANS NOS SOCIÉTÉS



OÙ  EST  PASSÉ  LE  RESPECT  ET  LA  BIENSÉANCE  DANS  NOS  RAPPORTS  SOCIAUX APRÈS  LA  PANDÉMIE  DE  COVID-19  ?


Les statistiques ne mentent pas.  Depuis la pandémie de COVID-19, qui date de cinq ans maintenant, le climat social s'est dégradé dans nos sociétés.  Au Canada et aux États-Unis, du moins, nous sommes témoins de plus en plus de crises de nerfs et d'incivilités de la part de plus en plus de personnes, tant dans la vie privée que dans les lieux publics, ou de travail.

Les gens sont davantage anxieux, impatients, stressés, de mauvaise humeur.  On assiste à une rébellion contre les règlements et la bonne conduite, que ce soit sur la route, dans les commerces, les institutions financières, ou de santé.  Les clients crient après les membres du personnel dans les établissements de services.  Ils les invectivent, les menacent, et vont même jusqu'à les agresser physiquement.

Ça reste une minorité qui verse ainsi dans la violence, le mépris et le non respect de la décence, de la dignité et de la civilité.  Mais l'intensité et le nombre des "indisciplinés" a sensiblement augmenté .  Qu'on les appelle les impolis, les harceleurs, les anarchistes, les effrontés, les colériques, les capricieux, les intimidateurs, les frustrés, les dépressifs, les abrasifs, les irrités, les adeptes du chantage, voire, les criminels, tous ces "mal élevés" causent des problèmes, et constituent des menaces à la sécurité d'autrui.


Les confinements causés par la pandémie ont simplement exacerbé cette aggravation des comportements brutaux et irrespectueux.  Ils existaient avant.  C'est peut-être bien plus une question d'éducation si on a tant de "mal engueulés" sur les bras.  Les parents semblent avoir perdu le contrôle de leurs enfants.  Trop de ceux-ci ne les écoutent plus et ne les respectent plus.  Ils ne font qu'à leur tête et désobéissent constamment.

À l'école, c'est la même chose.  L'autorité des professeurs est contestée et même parfois bafouée.  On leur manque de respect, et certains sont même agressés.  Ça fait belle lurette qu'on enseigne plus la bienséance et la politesse.  Autrefois, il y avait des cours qui se donnaient à ces sujets.

Jadis, la religion servait également de "garde-fous" pour la bonne conduite en société.  Elle est disparue depuis une cinquantaine d'années, et ça paraît dans nos rapports sociaux.  On manque d'empathie et de compréhension.


Les effets de la pandémie devrait s'être estompés un peu depuis cinq ans.  Mais la pression qui fait "péter des coches" en jouant sur les nerfs de l'habituel 10% de gens psychologiquement perturbées trouve maintenant sa source dans le coût de la vie trop élevé, le manque de logements, ou les bouleversements politiques (Allo Trump !).

Les pénuries de personnel qualifié dans les commerces, ou les établissements scolaires, ou de santé, n'arrangent pas les choses, surtout pour les clients pressés qui n'acceptent pas de devoir patienter davantage avant d'être servis.

On dirait qu'il y a un débordement de capotés qui ont un besoin absolu de tout contrôler sans modération.  Pour paraphraser une chanson d'Ariane Moffatt, on dirait qu'on est à l'ère du "je veux tout, tout de suite et ici".

Dans les zones scolaires, les automobilistes klaxonnent à l'intention des brigadiers scolaires pour manifester leur mécontentement de devoir s'arrêter pour laisser passer les écoliers.  Ou on brûle les arrêts stops pour dépasser les autobus scolaires qui sont en train d'embarquer ou débarquer les enfants.

Ailleurs sur la route, ce n'est pas mieux.  Des  cowboys dangereux ne respectent pas le code de conduite.  On se stationne dans des endroits interdits, on change abruptement de voie, sans signaler ses intentions, en coupant le chemin aux autres automobilistes.  On se moque des limites de vitesse, etc.


Sur la scène municipale, depuis quelques années, seulement au Québec, 1 100 élus ont quitté leurs fonctions parce qu'ils n'en pouvaient plus d'être insultés ou menacés par des citoyens sans vergogne.

Dans les cliniques médicales et les hôpitaux, on voit de plus en plus d'agents de sécurité et d'affiches mettant en garde les patients (ou les impatients) contre toute forme de violence verbale ou physique à l'endroit du personnel.

Vous allez aussi rencontrer des spécimens pour qui tempêter, chiâler et blesser les gens, par des remarques désobligeantes, est un mode de vie, un exemple à suivre.  Ils s'en glorifient, y prennent plaisir, et considèrent ces comportements agressifs comme une force.  Pour eux, c'est l'antithèse de la mollesse, de la faiblesse de caractère et de la "moutonnerie" qu'ils reprochent à leurs concitoyens trop peu exigeants.
  

Une fois, j'ai demandé à une connaissance pourquoi il admirait Donald Trump.  Il m'a répondu que c'est parce que le président américain est un homme fort qui ne s'en laisse pas imposer.  Il pense lui-même qu'il faut s'imposer dans la vie, au risque d'écraser quelques orteils, ou de froisser quelques personnes sur son passage !

Dans ce lot de têtes fortes, c'est logique et naturel que l'on retrouve beaucoup d'intolérants, d'homophobes, de racistes, ou de misogynes.  Tout part du manque de respect et d'un déplorable complexe de supériorité mal placé, qui pousse vers la condescendance et le mépris.

Face à ce phénomène grandissant de la dégradation du savoir vivre ensemble, que faire ?  Favoriser davantage l'éducation par des messages d'intérêt public de la part des autorités gouvernementales, et recourir à la répression légales des mauvais comportements et des mauvaises conduites chez les délinquants.  À l'école, enseigner la bienséance et la bonne conduite aux enfants pour qu'ils deviennent des citoyens de qualité.

Peut-être que ce sera en vain par rapport au malheureux 10% d'écervelés ou de caves qui, bon an mal an, sévit toujours dans nos sociétés.  Mais au moins, cela pourrait éviter d'augmenter leur nombre ou l'intensité de leurs comportements condamnables et non civilisés.     

dimanche 31 mars 2024



L'INTELLIGENCE  ARTIFICIELLE  AU  SERVICE  DES  ARNAQUEURS  ET  DES  INFLUENCEURS  MALHONNÊTES...


Nous vivons dans un monde dangereux !  Surtout avec l'avénement de l'intelligence artificielle.  Plus que jamais il est difficile de distinguer le vrai du faux.  Et les criminels, fraudeurs, arnaqueurs ou influenceurs malhonnêtes se servent de ce nouvel outil pour faire fructifier leur commerce illicite.

La nouvelle mode, c'est d'usurper l'identité d'une personnalité connue, et bien appréciée, en empruntant ou en reproduisant sa voix et son image pour lui faire dire de fausses déclarations, ou faire des gestes prêtant à confusion, dans le but de tromper des victimes, ou des consommateurs distraits et peu méfiants.



Cela donne lieu à des arnaques de tous genres : 

  • vols de renseignements personnels pour commettre des fraudes banquaires ou vendre de la fausse cryptomonnaie; 
  • manipuler l'opinion pour nuire à la réputation de quelqu'un, ou enjoliver la sienne (allo Donald Trump !);
  • faire du chantage et des menaces personnelles du genre «sextorsion»;
  • désinformer à des fins de propagande passant pour des vérités crédibles;
  • vendre des services ou des produits inexistants ou défectueux;
  • se faire passer criminellement pour un chirurgien plasticien ou un courtier financier;
  • promouvoir la vente -à forts prix- de cosmétiques ou de produits de beauté «miracles» alors qu'ils n'existent pas, ou sont inefficaces et même dangereux; 
  • fabriquer de fausses photos d'identité en les retouchant -pour avoir accès à un téléphone intelligent, ou faire un faux passeport-;
  • utiliser une vedette ou une personnalité connue -sans son consentement- pour promouvoir la vente d'un gadget inutile, d'un faux médicament (ex. contre le cancer), ou d'un produit inefficace pour maigrir -genre produit naturel bidon-;
  • favoriser la vente d'un produit en utilisant l'intelligence artificielle pour générer de faux avis sur des sites comme Amazon ou Tripadvisor;
  • fabriquer de faux contenus comme des tableaux ou de la musique pouvant être vendus sous une fausse identité.


Nous sommes tous exposés à ces dangers, du moment que nous consultons ou utilisons les médias sociaux.  Les fraudes téléphoniques, ou sur internet, sont aussi très répandues.  Des réseaux de fraudeurs très bien organisés font des millions de victimes et... de dollars, partout dans le monde, mais particulièrement à partir de l'Afrique et de l'Europe de l'Est.

Leurs cibles favorites ?  Les Australiens et les Canadiens, parce qu'ils sont riches et assez naïfs.  Les jeunes et les personnes âgées sont plus vulnérables à ces escroqueries, ces publicités frauduleuses, et ces abus de confiance.  Rien qu'au Canada l'an dernier, les arnaques à l'investissement ont rapporté 309 millions de dollars aux criminels.  C'est neuf foix plus qu'en 2020.

Comme le disait Voltaire en 1736 : «mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose».  Ça pourrait être le slogan de tous ces vendeurs de rêves, et ces escrocs, bien campés derrière leur ordinateur ou avec leur téléphone à l'oreille... 

mercredi 15 février 2023

LA FIN DE LA GLORIEUSE CARRIÈRE DE SERGE LAMA COURONNÉE PAR UNE VICTOIRE D'HONNEUR.


Très affaibli et visiblement souffrant, c'est un Serge Lama ému qui a fait des adieux déchirants au public réuni à l'occasion du gala des Victoires de la Musique, le 10 février dernier.  Le lendemain, il fêtera son 80e anniversaire de naissance.

Diminué physiquement par la maladie, l'usure du temps, et les séquelles du terrible accident de voiture qui avait coûté la vie à sa fiancée Liliane Benelli, en 1965, l'un des derniers monstres sacrés de la musique en France, ne voulait pourtant plus se montrer en public depuis la sortie de son dernier album (Aimer), l'automne dernier.

SERGE  LAMA  AVEC  CHARLES  AZNAVOUR

C'est son fils Frédéric, 41 ans, qui a réussi, non sans mal, à le convaincre, peu avant la cérémonie, de venir recevoir en personne cette Victoire d'honneur.  Et de recevoir aussi ce qui aura été, selon les mots mêmes de l'honoré, la dernière ovation debout, de sa longue et fructueuse carrière, commencée à l'âge de onze ans.

Une carrière immense pour venger celle qui avait été refusée par sa mère, à son père, un chanteur d'opéra qui n'aura pas pu persévérer dans son art faute d'avoir connu un succès assez hâtif et rémunérateur au goût de son épouse.  Serge en a toujours voulu à sa mère pour cette raison, et parce qu'elle a été dure avec sa famille.



Lâché par son corps, et sa voix jadis puissante, Lama n'était plus capable d'offrir à son vaste public une qualité acceptable dans ses prestations musicales.  Le temps était venu d'arrêter, de mettre un terme aux tournées de promotion et aux tours de chant.  Il consacrera sa retraite à couler des jours heureux avec sa nouvelle épouse Luana Santonino, 45 ans, avec laquelle il s'est marié il y a un an.

Hier, c'était la Saint Valentin, la fête des amoureux.  Et Serge Lama a sûrement écrit un magnifique poème à son amoureuse, comme il a l'habitude de le faire à tous les jours.  Il a beaucoup écrit de chansons d'amour, de chansons sur les peines d'amour ou sur les amours à sens unique.  L'une de mes préférées est justement à ce dernier sujet : «Je voudrais tant que tu sois là» (vidéo ci-dessous).



À propos, comment se porte l'amour, en 2023, à la Saint Valentin ?  Pas très bien, du moins dans les sociétés individualistes des pays occidentaux.  Si on se fie aux statistiques, les taux de divorce et de séparation sont à la hausse.  Le pourcentage de célibataires ne cesse d'augmenter.  Dans certains pays, il s'élève entre 40 et 50%.

Et, selon une étude américaine datant de quelques années, dans l'autre moitié de la population adulte, celle qui vit en couple, 40 % seulement (donc 20% de la population totale des adultes) vit un amour véritable.  L'amour fait d'intimité, de passion et d'engagement.  Et ce sont les couples du même sexe (homosexuels) qui seraient les plus heureux, ou les plus amoureux.



Le reste des adultes en couple (60%, ou 30% du total des adultes), vivraient un «amour vide», pour utiliser un terme de la psychologie.  Ils resteraient unis par convenance, par routine, pour les enfants ou par respect pour l'autre...

Ouais, on dirait que Cupidon rate de plus en plus ses cibles...

dimanche 22 mai 2022

LES FEMEN CONTRE POUTINE ET LA GUERRE EN UKRAINE.

La guerre en Ukraine monopolise les nouvelles internationales un peu partout dans le monde.  Tous les médias en parlent abondamment et, étrangement, nous nous sentons tous concernés, contrairement à d'autres guerres qui font rage, ou qui ont fait rage, il n'y a pas si longtemps.  On pense à la Syrie, à l'Afghanistan, ou à l'Irak...

Il ne faut pas se leurrer, si nous nous sentons concernés c'est parce que, en fait, le peuple ukrainien nous ressemble davantage, et que nous sommes nous aussi en guerre avec la Russie.  En effet, la plupart des grands pays occidentaux fournissent d'énormes capitaux et des armes à l'Ukraine pour l'aider à repousser les agresseurs russes.  Sans envoyer de troupes sur le terrain, c'est néanmoins une forme de participation à la guerre déclenchée par la Russie.  Des manifestations en soutien au peuple ukrainien et contre la guerre de Poutine se tiennent à bien des endroits en Occident.  C'est aussi une forme de participation à ce conflit.














L'une de ces manifs a eu lieu à Paris, devant la Tour Eiffel, le 6 mars.  Elle a été faite par les FEMEN, ce mouvement féministe radical né à Kiev en Ukraine, en 2008.  Reconnues mondialement, surtout à cause de leur mode d'action qui consiste à faire des coups d'éclat en arborant publiquement leurs slogans antisexistes ou anti-discriminations sur leur poitrine dénudée, les FEMEN n'allaient pas raté une nouvelle occasion de dénoncer Vladimir Poutine et sa sale guerre.

Car Poutine est un vieil ennemi contre qui elles ont réalisé plusieurs actions afin de condamner sa dictature anti-démocratique.  Le 6 mars, elles ont ajouté «criminel de guerre» à leurs nombreux griefs contre le président de la Russie.

À leurs débuts, pendant deux ans, en Ukraine, les FEMEN ne protestent pas seins nus en public contre l'industrie du sexe, contre les dictatures d'extrême droite, et contre les institutions religieuses, leurs principaux chevaux de bataille.  Ces jeunes contestataires, la plupart sont des universitaires d'une vingtaine d'années, militent aussi pour changer la mentalité des femmes de leur pays.  Des compatriotes qu'elles jugent trop soumises et dépendantes de leur mari.

Elles en ont surtout contre la prostitution qui a envahi leur pays.  «L'Ukraine n'est pas un bordel !» crient-elles en brandissant le poing.  Ces premières FEMEN portent des tee-shirts lorsqu'elles font des mises en scène théâtrales pour faire valoir leurs revendications.  Elles n'attirent guère l'attention, surtout pas celle des médias d'information.

La situation change du tout au tout lorsque, possiblement inspirées par le groupe PETA, -des Européennes occidentales qui militent contre les mauvais traitements infligés aux animaux-, une vingtaine de FEMEN ont décidé de faire comme certaines femmes de cette association et de manifester en sous-vêtements, puis seins nus, l'année suivante (2009).

Sur leur poitrine dénudée s'affichent des slogans provocateurs, écrits généralement avec de la peinture bleue et jaune, aux couleurs du drapeau de leur pays, tout comme les fleurs qui couronnent leur tête.  Aussitôt, les photographes de presse et les journalistes accourent de partout pour couvrir leurs activités.  C'est la folie !  

Une militante féministe, Anna Toumazoff explique ce phénomène par le sexisme ou le voyeurisme des hommes : «Les hommes, on les écoute, les femmes, on les regarde.»  Ces hommes qui reluquent le corps des femmes qu'ils «déshabillent du regard» et réduisent à l'état d'objet sexuel, avec des commentaires libidineux.  Si les FEMEN s'assurent d'attirer le regard des hommes en montrant leurs seins nus, elles le font pour des raisons politiques.  Elles veulent être certaines que ces messieurs du patriarcat, -qu'elles veulent détruire-, prennent connaissance de leurs messages antisexistes.


Mais à la fin de la décennie 2000-2010, lorsqu'elles osent s'opposer, par des moyens jugés trop radicaux, au dictateur Alexandre Loukachenko, président de la Biélorussie; et qu'elles soutiennent publiquement leurs «soeurs» des Pussy Riot, condamnées à deux ans de camp d'internement, en Russie; les FEMEN ukrainiennes sont persécutées et menacées de mort dans leur pays.  On ne fait pas, et on ne dit pas ce que l'on veut, dans un pays postsoviétique, où le féminisme est interdit, tout comme la liberté d'expression.  Au début des années 2010, les FEMEN doivent s'exiler en France, où on les accueille en tant que réfugiées politiques.

Elles sont peu nombreuses, une vingtaine, maintenant à Paris, où elles opèrent dans la quasi-clandestinité, puisqu'elles sont toujours menacées par l'extrême droite et la répression policière du système judiciaire.  Ce dernier condamnant leur exhibitionnisme et leur atteinte à la moralité parce qu'elles montrent leurs seins nus en public.  Être une FEMEN c'est s'attendre à se retrouver parfois en gardes à vue ou à passer des nuits en prison.  En plus d'endurer des procédures judiciaires qui durent des mois, parfois des années.

Comme ce fut le cas de la FEMEN Québécoise Neda Topaloski qui, en 2015, après avoir manifesté seins nus sur une voiture de course, avant le Grand Prix de Formule 1 de Montréal, -un évènement reconnu pour attirer le tourisme sexuel-, a été arrêtée et citée à procès.  Elle a dû patienter pendant deux années, à travers de longues procédures tatillonnes, avant d'être finalement acquittée.

En 2012, toujours au Québec, lors du «printemps érable des carrés rouges», des étudiantes grévistes avaient même employé la tactique «choc» des seins nus des FEMEN pour manifester dans les rues, contre l'augmentation des droits de scolarité que voulait imposer le gouvernement Charest. (https://mourialmetropauvrevsquebeccapitale.blogspot.com/2012/06/ch-au-dernier-rang-et-tintamarres-des.html)   

Outre leur manifestation contre la guerre de Poutine en Ukraine, les FEMEN ont récemment protesté contre les féminicides en France.  Lors de la dernière élection présidentielle française, une de ces activistes a tenté de monter sur la tribune où Marine Le Pen, chef du Rassemblement Nationale (Extrême Droite) prononçait un discours, qui a été temporairement interrompu.

Les FEMEN ont également manifesté leur appui au mouvement Me Too, elles ont dénoncé le droit non respecté à l'avortement, le tourisme sexuel, la justice trop clémente pour les violeurs de femmes, la discrimination de la femme dans l'Église catholique, et la condition déplorable des femmes dans les régimes islamistes.

Il n'y a plus qu'une Ukrainienne parmi elles, une doyenne du mouvement, Inna Shevchenko, 31 ans, native de Kherson, où se trouve toujours sa famille.  Madame Shevchenko a été arrêtée à Minsk (Bélarus) en décembre 2011, après une manifestation contre Loukachenko.  On lui a fait passer un mauvais quart d'heure lors d'un interrogatoire au cours duquel on l'a insultée et frappée, avant de la relâcher en pleine forêt.

Pour sa sécurité, et parce que les FEMEN se sont attirées les foudres d'une grande partie de la population ukrainienne et du peuple russe qui condamnent leur radicalisme et demandent aux autorités politiques d'abolir leur mouvement, Shevchenko se résigne à prendre l'exil en France en 2013.

Menacées d'emprisonnement et de plus en plus persécutées en Europe de l'Est, beaucoup de FEMEN la suivront.  Sur place, elles ont organisé un camp d'entraînement pour la formation de leurs membres.  Elles financent leurs activités en vendant des tee-shirts, en donnant des conférences, ou en recueillant l'argent de petits donateurs.  Elles veulent former des femmes afin qu'elles deviennent des combattantes pour la cause féministe à travers le monde.

Inna Shevchenko est maintenant connue mondialement, et elle profite de sa renommée pour informer un large public sur ce qui se passe présentement dans son pays natal.




Elle est très active sur les réseaux sociaux.  Elle dénonce les massacres de civils et d'enfants ukrainiens, et les multiples viols commis par les soldats russes.  Elle fait de fréquentes déclarations pour déplorer que les démocraties occidentales en font encore trop peu pour aider les siens à défaire et à chasser les forces militaires de Poutine qui ont envahi illégalement son pays natal.

Les FEMEN s'insurgent aussi contre le sort qui attend trop souvent les réfugiées qui ont fui l'Ukraine.  Épuisées, dépourvues de tout, désespérées, ayant souvent des enfants à charge, des femmes ukrainiennes se retrouvent dans des pays étrangers où elles sont parfois recueillies par des hommes qui les hébergent, les nourrissent, et les exploitent en échange de services sexuels et/ou en les contraignant à des travaux forcés.

Il se fait même du trafic humain quand certaines Ukrainiennes exilées sont vendues comme de la vulgaire marchandise ou qu'elles doivent se prostituer, y compris sur des sites pornographiques.    

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L'opinion publique est divisée au sujet des FEMEN : on les approuve, parfois avec un certain sourire; ou, au contraire, elles choquent parce qu'on leur reproche leur radicalisme, et parce qu'on estime qu'en se dénudant, elles passent pour des objets sexuels, une tare contre laquelle elles disent pourtant lutter.

Mais au final, les militantes sont convaincues, ou, du moins, elles espèrent, que les gens iront au-delà du «spectacle» de leur nudité pour réfléchir et se conscientiser à propos de ce qu'elles dénoncent.